Transmission

La nature des projets de la compagnie est propice à la rencontre avec les publics à travers des échanges et discussions, mais également dans la pratique corporelle même, à travers la transmission et le partage des expériences chorégraphiques liées aux processus de création des pièces.
Les ateliers ou master-classes s’adressent à des publics scolaires (classes d’école primaire et collège, primo arrivants) de danseurs amateurs, ou auprès d’un public plus averti comme des élèves du conservatoire (CRD Pantin) ou des écoles supérieures de formation en danse (CNSMDP / CNDC).

LA DANSE DES MOTS

Ce travail propose d’appréhender la création à partir du texte, de la musique et de la danse. Ces ateliers proposent aux différents publics de traverser et de s’approprier le processus de création de la pièce à travers un travail d’écriture : élaboration d’une boucle de mots sur le principe de composition de la chanson enfantine « Trois p’tits chats » et un travail de composition chorégraphique. En partant de la dynamique des mots, il s’agit de composer un vocabulaire d’éléments chorégraphiques simples. Combiner ensemble voix et mouvements, créer des assemblages les plus simples aux plus composites. Jeux de transformations à partir des fondamentaux de la danse contemporaine, il s’agit d’acquérir les moyens de jouer avec différentes matières vocales et qualités de corps. La danse naît d’un rapport ludique entre les mots et le corps. Les mouvements peuvent déformer le son et le son transformer le corps. Dans un rapport poétique et une approche surréaliste du langage, le corps est à la fois l’auteur de la danse et celui qui produit le son, les bruits, les chants. La danse fait irruption à travers différents états de corps.

POUR LA VIE

Film participatif
Ce projet rassemble des personnes de tous horizons autour de deux pratiques universelles : le langage et le mouvement. Il invite à se passer, via la vidéo, le relais d’un mot et de son mouvement. Des mots s’enchaînent selon la règle simple de la comptine populaire Trois p’tits chats : chaque mot doit comporter trois syllabes, et sa première syllabe doit être la dernière du précédent. Du principe même d’écriture des mots surgit la personnalité de chacun, dans son originalité, sa fantaisie, son extravagance, sa banalité, ses inquiétudes. Un maillage fait d’une matière chargée des uns et des autres. À cette mécanique du texte répond l’écriture chorégraphique. Chaque participant invente un mouvement ou un geste pour son mot. Comme la fin d’un mot est l’amorce du suivant, la fin d’un mouvement est la situation initiale du mouvement qui lui succède. Les mots gestes s’enchaînent d’un plan à l’autre, d’un participant à un autre.

MOUVEMENTS RÉFLEXES ET INVOLONTAIRES

Cet atelier propose de revisiter les mouvements tels que le bâillement, l’éternuement et le hoquet et d’observer ce qui arrive quand on laisse le son s’échapper. À bouche que veux-tu est une histoire de bâillements, une tentative de voir jusqu’où nous emmène ce phénomène si quotidien et toujours surprenant. Comment étendre à tout le corps les mouvements et sons possibles qui composent le bâillement : inspiration, apnée, expiration ? Comment les retisser ensemble entre étirements et contractions, détente et tremblements, bouche ouverte et bouche fermée ?
Comment alors s’emparer des mouvements réflexes et involontaires qui peuplent notre quotidien pour s’en amuser ?!

– septembre 2016 Atelier Kaléidoscope à La Briqueterie CDC Val de Marne
– octobre 2016 Atelier Parents – Enfants Éclats chorégraphiques de La Rochelle
– mars 2017 – Chorégraphes en Escales, Pantin

LE PORTRAIT PAYSAGE

Cet atelier propose de traverser plusieurs expériences pratiques et chorégraphiques: parcourir les transformations du corps auxquelles nous invite le bâillement en vue de sa représentation graphique. Le bâillement vient déformer le visage, altérer la posture, étirer le temps et l’espace, et donne l’opportunité de se déployer amplement dans toute son envergure.
Il s’agit de s’engager dans le mouvement pour visiter les lignes de tension, s’imprégner des étirements et du changement de rapport des volumes du corps entre eux. Pour éprouver l’organicité et les subtilités d’une action ordinaire, le corps sera envisagé comme matière plastique, sculpture mouvante. Visage et corps sont un paysage changeant avec ses creux, ses reliefs, ses formes et textures différentes que l’on cherchera à saisir.

Du comportement impudique au sujet de peinture, dessin, photographie : portraiturer le bâillement.
Les participants seront invités à retranscrire par le dessin ou la photo les sensations ressenties à travers l’expérience du mouvement puis à organiser ensuite différentes compositions. En vue de la réalisation d’une oeuvre ou de l’étude plus fragmentaire
du corps, chacun sera alternativement modèle posant et dansant et dessinateur ou plasticien.

Jeux d’espaces
Avant que l’image ne vienne se cristalliser sur le papier, il s’agira pour les participants de jouer des rapports de distances et de hauteur entre eux afin d’aborder les questions de cadrage et de composition ; choisir au mieux le point de vue à partir duquel saisir la pertinence du ou des sujets, dans leur globalité, en buste, en pied jusqu’à sélectionner un détail (bouche, yeux, mains, etc. …).

DANSE ET ONOMATOPÉES

Quand le mouvement du corps fait apparaître des sons ou quand les sons qu’il produit créent du mouvement. La naissance des onomatopées dansantes. Compagnie METAtarses L’atelier propose d’inventer une danse alors que le corps est traversé par des bruits, des sons : les onomatopées. Ces mots très courts rythment nos réactions spontanées ou viennent traduire en « raccourci »
des sensations, des objets, des animaux ou des situations. Elles créent des images sonores qu’il s’agira de mettre en mouvement en s’appuyant sur leur musicalité, les élans qu’ils nous donnent et des images qu’ils créent pour investir une danse qui va gagner tout le corps et lui faire prendre son élan dans l’espace. Concerto d’onomatopées Les mouvements et la danse naissent des souffles et des sons. Par la contagion des mouvements et des sons, la transmission et leur transformation, cet atelier propose un dialogue entre le corps et la voix : une traversée d’onomatopées comme une langue que l’on invente à plusieurs.

JEUX DE GESTES, JEUX DE SONS ONOMATOPÉES

Tisser et explorer les liens entre le son et le mouvement, la musique et la danse. En partant de la respiration, du souffle et des mouvements réflexes et automatiques, la danse transforme et modifie les sons.