Démarche artistique

La Compagnie METAtarses naît en 2010 de la rencontre entre quatre personnalités Vincent Cespedes compositeur et philosophe, Pauline Falourd, créatrice lumière, Geoffrey Crespel plasticien et scénographe et Sandra Abouav danseuse et chorégraphe.

Son projet se construit autour de la réalisation de spectacles, de vidéo-danse, de performances issues de rencontres avec des artistes de divers disciplines artistiques, notamment la musique et les arts plastiques. En parallèle, elle propose des activités d’enseignement et de transmission des savoirs en danse, sous la forme de stages, conférences, débats.

Se nourrir de la collaboration entre artistes et intellectuels de diverses disciplines, en France et à l’étranger est une nécessité. L’activité s’inscrit sur deux territoires, en l’Île-de-France et dans la Région Nouvelle Aquitaine. Des liens forts sont également tissés avec le bassin Méditerranéen : en Algérie et en Tunisie. Tous les moyens sont bons pour provoquer la surprise, les rencontres.

Démarche

«Si les hommes ne dansaient pas sur les volcans, je me demande où et quand ils danseraient ;
l’important est de bien savoir qu’on a le volcan sous les pieds afin de goûter son vrai plaisir d’homme libre.» 
Jacques Perret, Bâtons dans les roues

La création naît d’un corps qui vienne habiter l’espace, le remplir. L’envahir pour s’y confronter et en mesurer les limites pour le transformer. Le mouvement se déploie pour rendre visible un imaginaire propulsé à l’extérieur où le corps ne laisserait pas disparaître l’éphémère du geste, mais viendrait plutôt l’imprimer. La source même des interrogations, des perceptions et stupéfactions nourrit le mouvement. Il puise dans les évènements du monde qui chavire.
La danse comme « analyseur sauvage » qui vient révéler, réveiller les failles, les absurdités, les violences et les 
beautés. Cette démarche a la vocation d’amorcer une prise de conscience, un questionnement qui part de l’intime et va rencontrer le collectif. Faire transiter les figures sous des formes différentes (animales ou machiniques) est le moyen de questionner la place de l’Homme dans sa dignité : se tenir debout, résister, être capable de jouer avec la règle pour la réinventer. Un corps « monstr’animal » ouvre la voie à une présence épaisse, saisissante. Son caractère « brut » me renvoie à une imagerie reliée au sacré, et occuperait une fonction rituelle, cérémoniale.

La danse comme une promesse de l’évolution de l’espèce.

Sandra Abouav