Danse de parking

Parquée, Partir, Starter, Signature, Δelta, Damoclès… autant de mots créateurs d’une énergie et d’une recherche intense : celle du mouvement des corps face à la puissance des mots. C’est ce que nous livre à travers cette expérience unique et exigeante Sandra Abouav qui chaque semaine nous propose un mot, une danse, une interprétation, une traduction multiple qui saura piquer notre curiosité et notre esprit critique …

 

Danse de Parking est une web série dont l’enjeu est de créer chaque semaine une entité chorégraphique, vocale et littéraire inédite. Chaque vignette propose tous les dimanches un laboratoire de recherche et de composition en format très court et se compose d’une vidéodanse à laquelle s’articule à un texte traduit automatiquement 
en anglais par une intelligence artificielle.
Terrain de jeu et de fabrication, Danse de Parking est propice aux invitations et aux collaborations avec d’autres artistes : chorégraphes, écrivains, danseurs, comédiens, réalisateurs, musiciens. Ouvroir de créations potentielles, Danse de Parking fait ainsi de la danse le pivot (et du parking, le réceptacle) de la transdisciplinarité contemporaine.

Danse de Parking #37. Monsieur Martin                                       5/08/18

Le compte-rendu est prêt, je vous l’envoie en signature. (Je vous emmerde.) On avait dit des trombones, pas des agrafes. (Je vous aime.) Les agrafes, ça troue le papier ! (Je vous emmerde.) Allo ? Oui, de la part de ? Veuillez patienter. (Je vous aime.) Il pourra vous retrouver en fin de déjeuner. (Je vous emmerde.) Oui, allo ? Il est bien là aujourd’hui mais il vient d’entrer en réunion. (Je vous aime.) Donnez-moi votre numéro et il vous rappellera dans l’après midi. (Je vous emmerde.) N’essayez plus sa ligne directe. Il ne pourra pas vous prendre de toutes façons. (Je vous aime.)

filmé par Vincent Cespedes

Parking Dance #37. Mr Martin

The report is ready, I send it to you for signature. (Fuck you.) 
We had said paper clips, no staples. (Love you.) 
Staples, it pierces the paper! (Fuck you.) Hello? Yes, on behalf of? Please wait. (Love you.) He can join you to have lunch. (Fuck you.) Yes, hello? He is there today of course, but he has just entered in a meeting. (Love you.) Give me your phone number and he will call you back this after noon. (Fuck you.) Don’t try any more his direct line, in any case, he can’t take you. (Love you.)

Danse de Parking #36. Sur l’oreiller                                       29/07/18
Dodo,
Tu saisis ton oreille et,
Tu charges.
Trois coups, j’encaisse
Je réplique
L’enfant do,
Bataille de plumes
Pour plonger l’autre dans un sommeil de plomb
Assommés, nous écrasions bruyamment
Je vais te mettre la tête dans l’oreiller
L’enfant dormira bien vite
Tu rappliques
Taie d’oreiller ou tête d’oreiller ?
Ce que le somnifère doit au polochon
L’enfant dormira bientôt

Avec Raphaël Soleilhavoup

Parking Dance #36. On the pillow

Night-night, 
You grab your ear and, 
You charge. 
Three hits, I cash 
I reply 
The child sleeps, 
Battle of feathers 
To plunge the other into a deep sleep of lead
Knocked out, we gave up noisily
I will put your head in the pillow 
The child will sleep very fast 
You turn up 
Pillowcase or head of pillow? 
That the sleeping drug owes to the duffel 
The child will sleep soon

Danse de Parking #35. J’irai longer la crevasse et danser sur vos morts.                                                                                        22/07/18

Mes rires se creusent. J’écoute la lumière se tarir et le tunnel me quitte. L’ennui noue sa corde pour se pendre.Jadis, les fantômes revenaient pour recoudre les vivants silencieux. J’irai longer la crevasse et danser sur vos morts.

filmé par Vincent Cespedes

Parking Dance #35. I will go following the crack and dance on your dead.

My laughter is deepening. I listen to the light drying up and the tunnel leaves me. Boredom knots its rope to hang itself. In the past, ghosts came back to sew on again the silent living. I will go following the crack and dance on your dead.

22/07/18

Danse de Parking #34. Maedeh Hojabri                                 15/07/18

Ton corps est contagieux. Même pas malade. Même dansant – surtout dansant. Les barbares le savent, qui vont jusqu’à flouter ton visage en plein aveu. Une place est libre dans mon parking : elle est pour toi, petite sœur perçante. Nous sommes déjà des millions de collocs à danser dans ta chambre. – Zarathoustra est fier de toi.

Texte de Vincent Cespedes

Parking Dance #34. Mirador

Your body is contagious. Even not sick. Even dancing – especially dancing. Barbarians know that, which go as far as blurring your face in full confession. A spot is free in my parking: it is for you, piercing little sister. We are already millions of roomates, dancing in your room.

– Zarathustra is proud of you.

15/07/18

Danse de Parking #33. Mirador                                 8/07/18

Présider la plaine. Mirador haut perché. Identifier la cible. Viser. Tirer. Et le corps quitte l’âme. Et le fleuve quitte la source. Et le soleil se déprend du continuum de nos vies sous tension. Toi qui m’ajustes du haut de ton ego, sais-tu à quel point ta précision te donne tort ? 

Avec Alexis Morel

Parking Dance #33. Mirador

Chair the plain. Perched high mirador. Identify the target. Aim. Shoot. 
And the body leaves the soul. And the river leaves the source. And the sun is falling off the continuum of our energized lives.
You, who adjust me from the top of your ego, do you know how wrong your accuracy is?

With Alexis Morel

8/07/18

Danse de Parking #32. Atmosphère                         1/07/18

Que se passe-t-il quand un corps quitte l’atmosphère ? Il perd sa gravité. Alors que la pression ne cesse de vouloir le ramener impitoyablement vers le bitume, au moment où il laissera derrière lui les dernières particules de l’exosphère, il atteindra le cap vers la légèreté.

Avec Dabo Boubacar

Parking Dance #32. Atmosphere

What happens when a body leaves the atmosphere? It loses its gravity. While the pressure doesn’t stop wanting to return it mercilessly towards the asphalt, as it will leave behind last particles of the exosphere, it will reach the cape towards lightness.

 

With Dabo Boubacar

1/07/18

Danse de Parking #31. Nautile                          24/06/18

« Baromètre ?
– Je longe le méridien de la rate.
– Périscope !
– Périscope. Clapet ouvert.
– Pssshiiit !…
– 1 minute d’angle, 2 minutes d’angle, 3 minutes d’angle, 4 minutes d’angle, 5 minutes d’angle. Abscisse !
– Pouce, ordonnée. 4 onglets !
– Pouce, pouce, cuisse, coudée royale, pouce.
– Hémisphère Nord, hémisphère Sud, dépolarisation.
– Boussole.
– 1 pied, 2 pieds, 18 nœuds, 25 nœuds
– Coudée franche
– Seize degrés Celcius !
– 750 degrés Farenheit !
– 450 ° Kelvin.
Décompression ! 6, 5, 4, 3, 2, 1.
– Cap de Korsar ! Balise envoyée !
– Triple pontage !
– Désintégration ! »

Avec Cendrine Lassalle

Parking Dance #31. Nautile

« Barometer?
– I’m following the spleen meridian
– Periscope!
– Periscope. Open lid.
– Pssshiiit!…
– 1 minute of angle, 2 minutes of angle, 3 minutes of angle, 4 minutes of angle, 5 minutes of angle. Abscissa!
– Inch, ordered. 4 tabs
– Inch, inch, thigh, royal cubit, inch.
– Hemisphere the North, southern hemisphere, depolarization.
– Compass.
– 1 foot, 2 feet, 18 knots, 25 knots
– Frank cubit!
– 16 °Celcius
– 750 ° Farenheit!
– 450 ° Kelvin.
Decompression! 6, 5, 4, 3, 2, 1.
– Cape of Korsar! Sent beacon !
– Triple bypass!
– Destruction! »

Danse de Parking #30. Anticyclone                          17/06/18

Ils cherchaient à avoir le moral au beau fixe, niant les perturbations et les sentiments instables. Afin d’anéantir la morosité ambiante et dissiper la pluie qui leur tombait des yeux, ils s’employaient sans cesse à faire monter la pression, jusqu’à ce que la grisaille s’éclaircisse et que la joie éclate.

filmé par Alexis Morel

Parking Dance #30. Anticyclone

They tried to be in high spirits, denying disturbances and unstable feelings. In order to annihilate the ambient gloom and dissipate the rain that was falling from their eyes, they strove ceaselessly to increase the pressure, until the greyness clears up and until enjoyment bursts.

17/06/18

Danse de Parking #29. Lâcher l’orchestre                          10/06/18

C’est l’histoire d’une femme divisée. Elle utilise le monde en rythmant ses urgences : grillage de sa geôle, flaque d’eau à piétiner, fenêtres oranges. Pour rassembler ses idées, elle doit lâcher l’orchestre. S’en remettre au céleste et au bruit des voitures. Jouer à pile ou face avec elle-même.

texte de Vincent Cespedes

Parking Dance #29. Unchain The Orchestra

It is the story of a divided woman. She uses the world by giving rhythm to her emergencies: wire netting of her jail, puddle to be stomped, orange windows. For gathering her ideas, she must unchain the orchestra. To rely on the celestial and the noise of cars. Flip a coin with herself.

10/06/18

Danse de Parking #28. Ouvrir les écoutilles !                           3/06/18

Ouverture des écoutilles ! Pour rester disponible aux rumeurs du monde. Par où le corps est-il perméable ?Ton œil prend le dessus et guide ton squelette. Accroche-toi à ton oreille qu’elle puisse être saisie par la langue. Et l’effet miroir deviendra musique.

Avec Giang Ha ; filmé par Uyen Nguyen

Parking Dance #28. Open hatches !

 Opening of hatches ! For remaining available to rumors from the world. By where body is permeable ? Your eye gets the upper hand and guides your skeleton. Hang on on your ear that she can be seized by the tong. And mirror effect will become music.

3/06/18

Danse de Parking #27. Qui m’aime ?                            27/05/18

Avec mes couteaux sous la gorge
Avec le premier visage du matin
Avec mon monument aux mort
Avec mes manches retroussées
Avec mes prières désordonnées
Avec mes miradors
Avec mes promesses de bienvenue
Avec mes cils en bataille
Avec des fleurs dans le dos

Avec Carole Bordes ; fimé par Vincent Cespedes

Parking Dance #26. Grand jeté photosynthesis

We will be two. To have to follow lines of our bodies, graphic prowesses thirsty for sweat. We will only invent our doubts ; everything else (knots, rays, fear of emptiness) will have been calibrated by plants.
20/05/18

Danse de Parking #26. Grand jeté photosynthèse                            20/05/18

Nous serons deux. À devoir suivre les lignes de nos corps, les prouesses graphiques assoiffées de sueur. Nous n’inventerons que nos incertitudes ; tout le reste (nœuds, rayons, peur du vide) aura été calibré par les plantes.

Avec Olivier Bioret ; texte de Vincent Cespedes

Parking Dance #27. Who loves me ?

With my knives under the throat
With the first morning face
With my war memorial
With my tucked up sleeves
With my muddled prayers
With my miradors
With my promises of welcome
With my lashes in battle
With flowers in the back

20/05/18

Danse de Parking #25. Amphore
13/05/18

Je suis l’Antiquité.
Je suis la Phénicie.
Toi, ma félicité,
Reviens tonner ici !
Mes amphores sont brisées ;
Déchirés, mes habits.
Mon corps danse à côté
Du tien. – Reviens, merci !

 
Parking Dance #25. Amphora

I am Antiquity
I am Phoenicia.
You, my bliss,
Come back to thunder here !
My amphoras are broken;
Torn, my clothes.
My body dances next
To yours. – Come back, thank you!
13/05/18

Danse de parking #24.Pirouette
06/04/18

En cherchant à déjouer la banalité, on a inventé la pirouette. Si elle se multiplie et se répète, l’espace bascule et glisse. Il ordonne au regard d’établir de nouvelles lignes de fuite. Voués sans fin à aller voir ailleurs si on y est…

Avec Richard Kapoff

Parking Dance #24. Get out of it

By trying to thwart the commonness, we invented the pirouette. If it multiplies and repeats, the space falls over and slides. It orders to establish new base lines. Dedicated endlessly to go to see somewhere else if we are there …
06/05/18

Danse de Parking #23. Volte-face
29/04/18

Prend-on le temps de rire lorsqu’on est dans l’urgence ?
Une fois lancée, l’histoire évite les télescopages qui lui feraient perdre le fil.
Virage à gauche, demi-tour, redémarrage pour ne pas gâcher la chute.
Redoubler d’efforts dans l’humour, jusqu’à en oublier sa noirceur.

Avec Violette Pouzet

Parking Dance #23. Flip-flop

Do we take time to laugh when we are in the urgency?
Once thrown, the story avoids overlaps which would make it lose the thread.
Left turn, about-turn, restart not to spoil the fall.
Double efforts in the humor, until forget its blackness.
29/04/18

Danse de Parking #22. Dépliage
22/04/18

Tandis qu’elle s’attelle au parallélisme de l’armature, elle se dégage des pliures pour devenir surface.
Non contente de ses simples jointures, elle préfère une virée vers l’espace.

Parking Dance #22. Unfolding

Whereas she gets down to the parallelism of the armature, she gets free from folds to become surface. Not satisfied with her simple joints, she prefers a trip towards the space.
22/04/18

Danse de Parking #21. Du tac au tac
15/04/18

La joie de la bonne repartie.
Ça y est, elle est partie. Tu imagines alors ce que tu aurais dû lui répondre à la place d’une réplique plate. Tu regrettes de ne pas avoir cueilli les mots pour lui clouer le bec. Tu aurais aimé que ton rythme s’accroche au sien. Que les piverts s’activent et montent la joute en escalade. Que la musique avance.

Avec Carole Bordes

Parking Dance #21. Tit for tat

The enjoyment of the good repartee.
That’s it, she left. You imagine now what you would have answered her instead of a flat reply. You regret not having picked the words to shut up her. You would have liked that your rhythm hangs on to hers. That green woodpeckers bustle and take up the joust into climbing. That the music moves forward.
15/04/18

Danse de Parking #20. Il arrive, le proprio
08/04/18

Il arrive, le proprio. On a tout enveloppé avant qu’il déboule. Et comme le rouleau était presque fini, on s’est enrobé avec, pour résister aux rafales de vent et se tenir tranquille. On a eu le temps de planquer les arriérés sous le capot. Il s’en rendra compte au prochain contrôle du moteur. On a fait le point, on est prêt pour le simulacre.

filmé par Philippe Tabarly

Parking Dance #20. He’s coming, the owner

He’s coming, the owner. We wrapped everything before he tumbles down. And as the roller was almost finished, we coated with, to resist to gusts of wind and keep quiet. We had time to hide arrears under the hood. He will realize it in the next control of the engine. We reviewed, we are ready for the enactment.
08/04/18

filmé par Vincent CespedesDanse de Parking #19. Vent
01/04/18

Démerdez-vous avec vos émotions ! Vos vieilles chatouilles qui grattent encore, vos chiens crevés qui n’aboient plus. À quoi bon s’acharner à vouloir tourner la page ? Les pages se tournent d’elles-mêmes, il suffit de les confier au vent.

filmé par Vincent Cespedes

Parking Dance #19. Wind
Manage with your feelings! Your old tickle which still scratch, your leaky dogs which do not bark any more. What’s the use to persist in wanting to turn over a page ? Pages turn of themselves, you just have to confide them to the wind.
01/04/18

Danse de Parking #18. When the saints go marching in
25/03/18

L’Appel et la Réponse. Promesse de lumière, quand les graves embrassent les aigus, quand la Joie majuscule retourne la funéraille.
Ô quand la gorge interdit la voix !
Ô quand les joues et les dents la remplacent !
Frapper, frapper l’ego jusqu’à l’alléluia !

Danse de Parking #18. When the saints go marching in

The Call and the Answer. A promise of light, when the lows embrace the highs, when the capital Joy returns the funeral.
Oh when throat prohibits voice !
Oh when the cheeks and teeth replace it !
Hit, hit the ego until alleluia !
25/03/18

Danse de Parking #17. Interférences
18/03/18

Chacune branchée à sa fréquence. La ligne striée saccade nos échanges en un paquet de bribes : fragments d’un dialogue prolongé.                              Mais quand elles s’échafaudent à bâtons rompus, les conversations naissent, défiant les interférences.

filmé par Vincent Cespedes

Parking dance #17. Interference

Each connected to her own frequency. The streaked line jerk our exchanges in a package of snippets : fragments of a prolonged dialogue. But when it builds aimlessly, conversations are born, challenging interferences.
18/03/18

Danse de Parking #16. Restez chez vous !
11/03/18

Que puis-je pour vous si je ne vous connais pas ?
Une fois vos paramètres identitaires renseignés, oubliez les oublis !
Vous bénéficierez alors de toutes mes solutions.
À activer toutes les trois minutes – quatre minutes étant nécessaires aux libres arbitres pour siffler leur nouveau départ.
>> ACTIVATION
Il fait froid aujourd’hui. Le temps est très couvert. Restez chez vous !

filmé par Vincent Cespedes

Parking dance #16. Stay at home !

What do I may for you if I don’t know you ?
Once your identical parameters were informed, forget forgetting !
You will benefit then from all my solutions.
To activate every three minutes – four minutes would be necessary for free wills to whistle for their new start.
>> ACTIVATION
It is cold today. The weather is cloudy. Stay at home !
11/03/18

Danse de Parking #15. Calamity
04/03/18

En plein cagnard, dans la poussière, la reine des plaines est vite rassasiée de spaghetti. Pour le dessert, un cigarillo fait l’affaire. La terre aride et hostile est son tapis rouge. Elle rameute toute la cavalerie, mais voilà qu’elle penche sérieusement. Et des deux côtés en même temps : pour le sky, et pour sa phénoménale gâchette. Calimity, la seule desperada que la poudre ne fait pas éternuer.

filmé par Lina Cespedes

Parking dance #15. Calamity
In full dodger, in the dust, the legend of plains is full of her dish of spaghetti. For the dessert, a cigarillo does the trick. The dry and hostile earth is its red carpet. But while she rounds up all the cavalry, now she tilts seriously. And from both directions at the same time : for the sky, and for her phenomenal trigger. Calimity, the only Desperada that the powder does not make sneeze.
04/03/18

Danse de Parking #14. Elle est où la p’tite euh… ?
25/02/18

Je me revois précisément la ranger en lieu sûr pour la brandir au moment opportun. Je ne ménage pas les recherches et inspecte tous les quelques parts possibles. Seulement, aujourd’hui, on dirait bien qu’elle s’est évaporée. Elle a finement recouvert les surfaces et s’est répandue dans les moindres recoins. Envahissant chaque trou noir, elle se mélange à présent à l’air pour s’insinuer dans nos poumons. Sa mission suprême : dérouler les colimaçons.

filmé par Vincent Cespedes

Parking dance #14. She is where the small um… ?
I exactly remember to tidy up her in a safe place to brandish her at the convenient moment. I do not spare searches and inspect every some possible parts. But, today, it looks that way that she evaporated. She finely covered surfaces and spread in every nook and cranny. Invading every black hole, she mixes now with the air to insinuate herself into our lungs. Her supreme mission: unroll spirals.
25/02/18

Danse de Parking #13.  Flegme
18/02/18

Et bien que son sang fût descendu, son détachement laissait poindre quelques curiosités. Le léger soupçon qu’elle affichait, s’adressait aussi à ce qu’elle ressentait à l’intérieur, pour considérer pleinement ce qui arrive sans en transmettre les effets intimes. Une disposition du pas tout à fait vrai, pas tout à fait faux. Et dans l’indifférence ? elle puisait toute sa liberté.

Avec Lina Cespedes

Parking dance #13. Phlegme
And although her blood had fallen, her detachment let appear some curiosities. The light suspicion which she posted, was also addressed to what she felt inside, for considering completely what happens without passing transmitting intimate effects. A measure of not completely real, not completely false. And in indifference ? She drew all her freedom.
18/02/18

Danse de Parking #12. Cadence
11/02/18

À son approche, on pouvait sonder les humeurs alentours à la cadence de ses pas. Si elle arrivait, là maintenant, son entrée serait fracassante. Elle chercherait instinctivement une oreille attentive. Et d’un crissement, elle élirait son interlocuteur.
Alors elle s’approcherait de lui, lui pincerait le lobe de l’oreille pour le porter à sa bouche et lui faire vibrer le tympan jusqu’à ce qu’il saisisse bien au delà des mots, incompréhensibles, l’objet de son éternelle visite.

Parking dance #12. Pace

When she was approaching, we could sound humors surrounding in the pace of her steps. If she comes, there now, her entrance should be deafening. She would look instinctively for an attentive ear. And in one rustling, would elect her interlocutor. Then she would approach him, would pinch the lobe of his ear to carry it to her mouth and make him vibrate the eardrum until he seizes far beyond incomprehensible words, the reason of her eternal visit.
11/02/18

Danse de Parking #11. Matar
04/02/18

« Je sens bouillonner dans mon cœur le sang de la jeunesse. Des vents nouveaux se lèvent en moi. Je me mets à écouter leurs chants. À écouter le tonnerre qui gronde, la pluie qui tombe et la symphonie des vents. » « Matar ». Mais, ce n’est pas le « matar » espagnol. C’est la pluie ! En arabe, la pluie se dit « matar ». Et dans ce mot, on peut sentir la transformation que fait l’eau au moment de sortir du ciel. Le mouvement direct des gouttes depuis le nuage jusqu’à la Terre, et qui nous rafraichit les visages. Aujourd’hui, la pluie est tombée. La pluie de la Jeunesse. Je sens bouillonner dans mon cœur le sang de la jeunesse.

Parking dance #11. Matar

I feel bubbling in my heart the blood of youth, new winds get up in me. I begin listening to their songs, listening to the thunder which rumbles, the rain which falls and the symphony of winds. « Matar » is not from spanish, it is rain. Arabic rain is « matar ». And we can feel the transformation which makes the water at the time of going out of the sky. The direct movement of drops from the cloud up to the Earth, and which refresh our faces. Today, the rain fell, the rain of Youth. I feel bubbling in my heart the blood of youth.
04/02/18

Danse de Parking # 10. Zéro
14/01/18

Qu’est-ce que cette lubie de tout vouloir reprendre à zéro quand on peut empiler les couches ? On ne peut pas revenir tout le temps à zéro, il est si radical de vouloir se priver de sol, même s’il n’est que sable mouvant. Eraser ; Cancel ; revenir à la page blanche n’a que peu d’intérêt, c’est une fuite, un divertissement. Quand finalement le seul devoir humain est de réunir les strates et de leur aménager l’agrégat approprié et nécessaire pour qu’elles tiennent toutes ensemble. Malgré l’absence de logique qui les rapproche, on mitonne toujours la substance propice à créer du liant. Vouloir se priver des couches antérieures et du dessous ? Non mais ça va pas non ! On ne peut pas rattraper des années de jachères.

Parking dance #10. Zero

What this whim to want everything to start over when we can pile layers ? We can’t go back to zero every time, it is o radical to want to go without a ground, even if it is only quicksand. Eraser ; Cancel ; returning to the blank page has only not much interest, it is a flight, an entertainment. When finally the only human duty is to combine strata and to fit out them the appropriate and necessary aggregate so that they hold quite together. In spite of the absence of logic which moves closer to them, we always simmer the convenient substance to create some binder. To want to go without previous coats and the bottom? No but, what’s wrong ? We can’t catch up years of fallows.
14/01/18

Danse de Parking #9. Damoclès
07/01/18

Certains ont la médiocre tendance à penser et à faire croire aux autres que l’avenir est un couperet qui va tomber on ne sait quand. Retenu encore au-dessus par on ne sait qui, de toutes façons, il va tomber, mais … pas n’importe où ! Non !
PAF, direct sur le coin de la tête ! déclenchant des  « Surtout, profites en bien ! » sous-entendu, cette légèreté ne va pas durer, ce n’est qu’un instant en suspens, un moment de répit avant la chute inexorable.
J’ai bien plus de considération pour le Carpe Futuram, « cueille l’avenir » que pour le Carpe Diem, « cueille le jour » qui peut très bien signifier que plus tard, ce sera pire.
Pourtant, depuis le temps que l’épée se trouve suspendue dans les airs, le crin de cheval qui la retenait a dû céder.

Parking dance #9. Damocles

Some have the mediocre tendency to be thought and to persuade other that the future is a chopper which is going to fall we do not know when. Reserved still above by we do not know who, in any case, it is going to fall, but not wherever ! No! POW, direct on the head! Activating  » Especially, enjoy it while you can !  » Implied, this lightness is not going to last. It is only an unsettled moment, one respite before the inexorable fall.
I have much more consideration for the Carpe futuram,  » pick the future  » that for the Carpe diem,  » pick the day  » which could mean that later, it will be the worse.
Nevertheless, since the time that the sword is suspended in the air, the horsehair which retained it had to give up.
07/01/18

Danse de Parking #8. Lampions
31/12/17

Pour devenir étoile, il faut se préparer.
Voyez, voyez ! tous les lampions sont allumés !
Suspendue aux nuages, elle voulait clignoter.
Voyez, voyez ! tous ses lampions sont enflammés !
Mets le film à l’envers si tu veux t’envoler.
Voyez, voyez ! tous tes lampions vont décoller !

Parking dance #8. Lanterns

To become a star, you need to get ready.
Look, look ! All lanterns are lit !
Suspended from clouds, she wanted to flash.
Look, look ! All her lanterns are fired !
Put the movie back to front if you want to fly away
Look, look ! All your lanterns are going to take off !
31/12/17

Danse de Parking #7. Partir
24/12/17

Si l’arrivée, elle, propose toujours un mouvement d’ouverture, un « à venir », une promesse, être sur le départ fait naître une bien étrange sensation. Quand il s’agit de partir, le corps anticipe l’arrachement, le plexus, l’estomac et le ventre fredonnent un blues des bas-fonds. Le bourdonnement déverse de l’intérieur son fluide pré-mélancolique et envahit la peau. Partir, c’est mettre un terme à l’espace. Assumer la fin. On se dit que cette fin est toujours provisoire, mais après tout on ne sait jamais, c’est peut-être la dernière fois. Il y a des filaments de soi qui s’étirent et se dispersent entre les personnes et les lieux que l’on quitte, retour à l’inconnu temporel. Dans chaque départ, il y a des fragments du Grand Départ.

Parking dance #7. To leave

If the arrival, always suggests a movement of opening, one future, a promise, to be on the way out creates a very strange sensation.
When it comes to leave, the body anticipates the tearing, plexus and stomach hum a blues of the low fund. The humming cross-posts from the inside its fluid melancholic meadow and invades the skin.
To leave, is to put an end to space. To assume the end. We say to ourselves that this end is always temporary, but after all you never can tell, it is maybe the last time. There are strands of one which stretch and scatter between people and places which we leave, return to the temporal unknown.
In every departure, there are fragments of the Great Departure.
24/12/17

Danse de Parking #6. Signature
17/12/17

Vers l’âge de sept ans, j’avais régulièrement sous les yeux une signature abstraite, celle de ma mère, où les lettres se superposent ; une fois arrivée au collège, elle me l’avait décryptée pour que je puisse l’imiter si nécessaire. Celle de mon père est presque verticale et zigzagante, stylisée jusqu’aux empattements ajoutés à ses extrémités. Et vous, comment est-elle, votre signature ? Quelle griffe vous sert à certifier sur l’honneur ? Quelle musique fait la mine quand elle dépose votre « identité » noir sur blanc ? Vous souvenez-vous de vos innombrables tentatives avant de parvenir à fixer sa forme ? Étiez-vous inspiré-e par le geste de celui-qui-signe-à-la-pointe-de-son-épée ? Il est curieux ce dessin qui nous suit ad vitam ; fragment de carte d’identité qui se refait à chaque fois. J’ai opté pour la majuscule du prénom qui s’étire sur toute la largeur et délimite le cadre. Le nom vient s’y loger en partie, assurant une envolée qui rend illisible les dernières lettres, déformées par un élan que seul le plaisir de ma main gouverne.

Parking dance #6. Signature
Towards the age of seven years, I had regularly under eyes an abstract signature, that of my mother, where letters overlap; once arrived at the middle school, she had deciphered it to me so that I can imitate it if need be. That of my father is almost vertical and zigzagante, stylized up to footing added to its extremities. And you, how looks lik,e your signature? What claw serves you to certify on the honor? Which music makes the mine when it deposits your « identity » in black and white? Do you remember your uncountable attempts before succeeding in fixing it? Were you inspired by the gesture of the one who-signs-at-the-tip-of-his-sword? It’s curious, this drawing which follows us ad vitam ; fragment of ID card which recovers every time. I opted for the capital letter of the first name which stretches on all the width and bounds the frame. The name comes to find accommodation there partially assuring a surge flight which makes illegible last letters, deformed by a run-up which only the pleasure of my hand governs.
17/12/17
Danse de Parking #5. Insecte
10/12/17

Théorie du soir, espoir. J’aime les insectes, leurs diversités, leurs couleurs et morphologies me fascinent… mais uniquement à distance ; ne pouvant seulement les observer et les contempler dans leur milieu naturel. Si l’un d’eux me rend visite à domicile, un frison de dégoût me traverse. Rejet épidermique. Peut-être, est-ce lié en partie au fait de ne pas pouvoir, en miroir, activer ni mes antennes, ni ma cinquième et sixième patte, en étant dépourvue. En dehors de toutes considérations liées à un quelconque danger ou piqûre, c’est le rythme inconnu de l’articulation de ces membres et leur logique de coordination qui m’échappe. De la contemplation à l’empathie impossible, naît immédiatement la sensation du toucher et l’intolérance totale à sentir la multiplicité des pattes se déplacer sur moi. Et les phasmes sont les pires, ils ne s’annoncent pas. « Frisson ! Deuxième ! » Lorsque l’œil distingue l’animal qui n’était jusque là qu’un élément du décor, quand la brindille s’anime, surprise macabre. L’exosquelette montre sa tête de mort. Par micro spasmes, je ressens la frayeur qu’aurait vécu ma main après coup, à tripoter un morceau de bois vivant sans s’en rendre compte.

Parking dance #5. Insect
Evening theory, hope. I like insects, their diversities, their colors and morphologies fascinate me … but only at a distance; only being able to observe and contemplate them in their natural environment. If one of them makes me house call, disgust thrill crosses me. Epidermic rejection. Maybe, it is partially linked to the fact of not being able to, in mirror, activate neither my antennas, nor my fifth and sixth leg, devoid of it. Out of considerations about danger or sting, it is the unknown rhythm from these members and their logic of coordination that escapes me. From the fascination to the impossible empathy, immediately is born the sensation of the touch and the total intolerance from my skin to feel the multiplicity of legs moving on me. And stick insects are worst, they do not advertise themselves. « Shiver ! Second! » When the eye distinguishes the animal which was only an element of the decoration, when the twig livens up, macabre surprise. The exoskeleton shows its death’s-head. By micro cramps, I feel the fright that would have lived my hand afterward, to fiddle with a piece of wood living without being aware of it.
10/12/17

Danse de Parking #4. Starter
03/12/17

J’active le starter. Direction Paradis dans ma fusée d’Enfer. Juste avant le plat principal, l’entrée en matière Je retiens mon souffle. Surchauffe, combustion vive. Sur la ligne de départ, le démarreur n’a plus que quelques… Tic tac tic ; avant son lancement la course a déjà commencé, tac. Vous n’enclencherez aucun compte à rebours avec un interrupteur. Au quatrième top, il sera exactement le moment de décliquer la machine à propulsion, le moteur à explosions. Dix minutes de combustion sont nécessaires pour les œufs durs, seulement quatre pour les mollets. Prêts, feu ! Les mollets en extension vont exercer leur ressort naturel vers la chevauchée. Élastiques super puissants, aguerris même pour un décollage à froid. On pense que les dernières secondes s’accélèrent, mais elles défilent tout pareil, c’est une vue du corps. Certains pressent le starter comme des cowboys une gâchette pour tirer en l’air. J’ai vu qu’il existe une application pour connaître le jour de sa mort, je refuse d’appuyer sur ce starter-là, je ne sais pas qui tient le chronomètre. Trois Deux Un Allumage.

Parking dance #4. Starter
I activate the starter. Direction Paradise in my rocket of Hell. Just before the main course, the introduction I hold my breath, no more air! Overheating, lively combustion. On the starting line, the starter has no more than some … Tick-tock tick ; before its launch the race has already begun, tock. You will not engage countdown with a switch. In the fourth pip, it will be exactly the moment to start the machine with propulsion, the internal combustion engine. Ten minutes of combustion are necessary for hard-boiled eggs, only four for soft-boiled one. Ready, fire ! Calves in extension are going to exercise their natural spring towards the ride. Superpowerful elastics, battle hardened, even for a cold take-off. We think that the last seconds accelerate, but they scroll quite such, it is a sight of the body. Some press on the starter as cowboys on a trigger before firing in the air. Moreover, there is an application to know the day of your death, I refuse to press on this starter, I do not know who’s holding the chronometer. Three Two One Ignition.
03/12/17
Danse de parking #3. Piste
26/11/17

En piste, à la recherche des traces laissées. La forme s’est aussi infusée dans les airs en laissant des indices. Plus on remonte la piste, plus les marques sont fraîches, non encore cicatrisées. La qualité de l’empreinte dépend du temps dont le corps a bénéficié pour se poser sur le sol et s’exposer à la lumière. Pourtant, il y a des années, en plein numéro d’équilibriste sur une chaise à deux pieds, il avait suffit d’une seconde pour que le coin du radiateur vienne s’imprimer sur mon front et me signe un autographe. Le corps est une imprimante 3D une plaque photographique gondolée. Ce soir, je dîne avec Carbone Quatorze.

Parking dance #3. Track
On track, in search of tracks left. The shape have also infused in the air by leaving indications. The more we go back up the track, the more the marks are fresh, not healed over. The quality of the imprint depends on the time from which the body benefited to rest on the ground and expose itself to the light. Nevertheless, years ago, in balancing act on a chair in two feet, it only took one second to the corner of the radiator to print itself on my forehead and sign me an autograph. The body is a 3D printer, a swollen and dented photographic plate. Tonight, I have dinner with Fourteen C.
26/11/17

Danse de parking #2. Δelta
19/11/17

Au nom du Un, Et du Deux, Et du Trois C’est le mouvement qui part de la bouche vers les doigts. Ils l’ont appelé Delta. Celui qui de l’embouchure, se divise en plusieurs bras. Les Grecs n’y sont certainement pas pour rien, connaisseurs en matière d’espaces transitoires. Qu’il soit du Nil, du Mékong ou du Mississipi, il se révèle au moment où le fleuve devient Shiva. Et pour figurer le cours d’eau se dispersant jusqu’à rejoindre l’étendue, un triangle. La conspiration de trois angles qui se tournent le dos pour devenir sommets. Et quand l’un d’eux pique vers le haut, couchant les deux autres au sol, il devient flèche tendue vers la voûte, puis montagne.

Parking dance #2. Δelta

In the name of the One and of the Two and of the Three It is the movement which emerges from the mouth towards arms. They called it Delta. The one who begins with a mouth and divide in several arms. Greeks certainly played their part in that, connoisseurs regarding crossing spaces. Whether it is from the Nile, from Mekong or from Mississipi, it reveals itself when the river becomes Shiva. And for representing the stream scattering itself until join the body of water, a triangle. The plot of three angles which turn each other the back to become summits. And when one of them pike upward, lying down the two others on the ground, it becomes arrow stretched out towards the celestial vault, then, mountain.
19/11/17

Danse de parking #1. Parquée‬
12/11/17

Il est tard, j’arrive chez moi. Dans la rue, il y a encore quelques personnes, un groupe d’amis, et plus loin deux silhouettes et un scooter. J’active ma télécommande pour ouvrir la grande grille de l’entrée. Le signal lumineux clignote comme d’habitude, puis la grille s’ouvre, bruyante. La nuit, j’ai toujours un œil sur les personnes à proximité qui auraient le temps d’entrer avant que la grille ne se referme. J’entre dans le hall du parking, quand soudain j’entends des bruits de talons qui se pressent dans ma direction. Une jeune femme, toute pimpante, me suit. Elle entre et me dépasse en trottinant. Jamais vue. Je lui lance un « Bonsoir, tout va bien ? ». Elle continue sa course avec un faux « Bonsoir » pressé, comme son envie de trouver un coin sombre pour se soulager. À cet instant, elle n’a aucune idée que la grille va se refermer et que je suis la seule personne ici à pouvoir l’aider à regagner la rue. Je rentre chez moi et garde mes chaussures, puisque dans moins de trois minutes, je vais l’entendre revenir vers la sortie. Elle va comprendre qu’elle est enfermée, à ciel ouvert, mais bloquée. Ça y est : elle a compris. Je dégaine la télécommande et tends l’oreille. Allers-retours nerveux. Au téléphone, « Alors là je suis complètement coincée, je ne peux rien faire, même pas escalader ! ». Stress manifeste. Malgré la lumière de chez moi, elle n’ose pas toquer à ma porte. Je laisse passer un moment, tentée de résister encore avant d’intervenir, tandis que tout mon corps se tient prêt. C’est fou de sentir qu’en étirant le temps jusqu’à l’action, de mon côté, cela entraîne une accélération des durées et du rythme cardiaque, de son côté. Mon sadisme s’achève : je la libère. Pour un instant, j’étais la seule à détenir le pouvoir des entrées et sorties. La seule à avoir une influence sur l’intégrité du cadre : la barrière qui parque des voitures et des gens.

Parking dance #1. Parked

It is late, I arrive at my home. In the street, there are still some people, a group of friends, and farther two silhouettes and a scooter. I activate my remote control to open the big railing of the entrance. The light signal flashes as usual, then the railing opens, noisy. At night, I always have an eye on the people nearby who would have time to enter before the railing closes. I enter into the hall of the parking, when suddenly I hear rumours of heels which anticipates in my direction. A young woman, dashing, is following me. She enters and exceeds me by scampering. Never seen. I throw her one « Good evening, everything goes well? » She continues her running with a forgery « Good evening » in a hurr, as her desire to find a sinks place to find relief. At this moment, she has no idea that the railing is going to close and that I am the only person here to be able to help her to get back to the street. I enter my home and keep my shoes, because in less than three minutes, I am going to hear her to return towards the exit. She is going to understand that she is locked, open-air, but blocked. Here we are : she understood. I unsheathe the remote control and tighten the ear. Nervous round trips. By the telephone, « then there I am completely stuck, I can’t make anything, the same step to climb! ». Stress demonstrates. In spite of the light from my home, she does not dare to tap at my door. I allow to pass a moment, tried to resist even before intervening, whereas all my body is ready. It is crazy to feel that by stretching the time until the action, from my part, it pulls an acceleration of the durations and of the heart rhythm, from her part. My sadism took end : I free her. For a moment, I was the only one to hold the power of entrances and exits. The only one to have an influence on the integrity of the frame: the barrier which parks cars and people.
12/11/17