ABC – ABOUAV BEZONS CHORÉGRAPHIE

THÉÂTRE PAUL ÉLUARD – BEZONS

UNE SAISON EN VIDÉO !

Après Danse de Parking, le Théâtre Paul Éluard invite Sandra Abouav à réaliser ABC – Abouav Bezons Chorégraphie, une série de vidéos-danse qui rencontre la ville de Bezons et ses habitants de manière décalée et dansée.

ABC se déploie sous la forme d’une web série dont l’enjeu est de créer tous les 10, 20, et 30 du mois une entité chorégraphique, vocale et littéraire inédite. Chaque vignette propose un laboratoire de recherche et de composition en format très court et se compose d’une vidéodanse à laquelle s’articule à un texte traduit automatiquement en anglais par une intelligence artificielle.

« Bezons sera le théâtre d’une sitcom chorégraphique avec 20 épisodes pour cette saison 1 !
Sandra Abouav scénarise les événements de la vie et chaque capsule raconte un ressenti, une impression fugace, un instant décalé, la poésie d’un moment pris sur le vif. Cette chorégraphe expérimente le jeu d’une écriture rapide qui doit être urgente et très efficace à la manière d’un feuilleton télévisé. Garder le public en haleine, lui donner envie de suivre le prochain chapitre et fabriquer un récit fulgurant sont les règles du jeu de cette série ! Et tout cela à Bezons près de chez vous ! »

Abouav Bezons Chorégraphie #1. Ligne d’arrivée
Connaissez-vous cette victoire intérieure que fait naître une ligne d’arrivée ? Quand la destination vous dit son nom. Alors qu’elle ne s’offre à vous encore qu’à sa lisière, elle vous chuchote déjà ses promesses à venir. À cet Instant, vous réalisez que la ville recèle quelques uns de vos effets personnels. C’est nous de l’arpenter maintenant, en tâchant de gardant l’œil ouvert et l’âme sensible pour y planter sereinement les futurs surprises qu’elle nous rendra en écho. La ligne d’arrivée se transforme en point de départ.
Abouav Bezons Choreography #1. Finishing line
Do you know that inner victory that comes with a finish line? When the destination tells you its name. While it only offers itself to you at its edge, it is already whispering its promises to you. At this moment, you realize that the city conceals some of your personal effects. It is us to pace it now, trying to keep an open eye and a sensitive soul to plant serenely the future surprises that it will echo back to us. The finish line becomes the starting point.

10 septembre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #2. Vous êtes ici !
Vous êtes ici. En s’apprêtant pour le béton, En laissant les mesures aux machines, En succombant à la faveur de Ses rayons, En allant voir si j’y suis, vous y êtes. Nous y sommes.

Abouav Bezons Choreography #2. You are here !
You are here. By preparing for concrete, By leaving the measurements to the machines, By succumbing to the favor of His rays, If you go and see if I’m there, you’re there. Here we are.

20 septembre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #3. Marchepied
Le ciel en ligne de mire. Elle est moins poisson que pilote Mais comment s’y prendre, quand on veut plonger là-haut ? Une infime élévation reste toujours à conquérir. Et de déroutes en marchepieds, Elle s’est mise en quatre pour avancer. Le pavé, son Empire.

Abouav Bezons Choreography #3. Footstep
The sky in sight. She’s less fish than pilot. But how do you go about it, when you want to dive up there ? A tiny rise still remains to be conquered. And from routs to footsteps, She went out of her way to move forward. The pavement, her Empire.

Images Eric Flandin

30 septembre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #4. Chaque vingt-huit jours
À partir de maintenant, il faudra effacer les mémoires occultes. Préparez-vous ! Tenez vous prêts pour le grand saut car c’est un changement considérable qui vous attend. Attendez-vous à vous débarrasser de ce qui vous encombre. Il y aura un avant, un après. Cette mutation sera irréversible. Attendez-vous à ce que dès demain, le soleil se lève. Nous sommes à présent en mesure, non seulement de prévoir mais d’anticiper où et quand le processus cellulaire aura atteint son but. Nous déclarons avec certitude, qu’épidermiquement parlant, vous devenez une nouvelle personne. Et ce, chaque vingt-huit jours.

Abouav Bezons Choreography #4. Every twenty-eight days
From now on, it will be necessary to erase the occult memories. Get ready! Get ready for the big jump because it’s a big change waiting for you. Expect to get rid of whatever is bothering you. There will be a before, an after. This change will be irreversible. Expect the sun to rise tomorrow. We are now in a position not only to predict but to anticipate where and when the cellular process will have reached its goal. We declare with certainty that, epidermally speaking, you will become a new person. And this every twenty-eight days.

10 octobre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #5. Coursive
Pour suspendre un instant de joie qui bien trop vite, monte dans les hauteurs. Une manière d’en souligner l’ambiguïté, et d’arrimer les faveurs dans un souffle étiré. À flux tendu dans le corridor. À croire que l’avantage était de se fondre avec le décor.

Abouav Bezons Choreography #5. Corridor
To suspend a moment of joy that is too fast, climb to the heights. A way to underline its ambiguity, and to tie up favors in a stretched breath. Tense flow in the corridor. It seemed as if the advantage was to blend in with the decor.

20 octobre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #6. Effeuillage
Quitte à être plantés là, chacun va chercher ses propres moyens d’extraction. Retour sur son axe mobile. Celui qui s’agite dans l’ancrage. Quand les feuilles sonnent et que le glas tombe, Effeuiller les corps et les décamoufler, Trésors !

Abouav Bezons Choreography #6. Stripping
Even if we are planted there, everyone will look for their own means of extraction. Back on its mobile axis. The one who gets agitated in the anchorage. When the leaves ring out and the knell falls, Thinning the leaves off the bodies and uncamouflaging them, Treasures!

30 octobre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #7. Gradins
Plus l’enchaînement des événements se fait attendre, plus l’effet de compression s’empare de l’atmosphère. Plus l’issue est incertaine, plus haute sera l’émotion. Plus on guette, plus on perçoit le moindre détail changeant. Plus on trépigne et plus on s’époumonera à la fin.

Abouav Bezons Choreography #7. Bleachers
The longer the sequence of events is delayed, the more the compression effect takes hold of the atmosphere. The more uncertain the outcome, the higher the emotion. The more we watch, the more we perceive the slightest changing details. The more we stomp and the more we will be amazed at the end.

10 novembre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #8. Royal Gala
Au-delà des promesses de vitamines, la tentation était trop grande. Ma bouche n’en pouvait plus. La pomme non plus. Ça tombait bien. Comme ce cabas que je portais sur le nez.

Abouav Bezons Choreography #8. Royal Gala
Beyond the promises of vitamins, the temptation was too great. My mouth couldn’t take it anymore. Neither could the apple. It was a good thing. Like this bag I wore on my nose.

20 novembre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #9. De la hauteur
Aujourd’hui je vous invite à me rejoindre pour prendre de la hauteur. Pour suspendre la course et laisser l’œil à la contemplation, un instant. Dès les prochains pas, nous évaluerons la direction dans laquelle le vent souffle. Ces vifs courants d’air prêteront au message les moyens de sa propagation.

Abouav Bezons Choreography #9. Gaining height
Today I invite you to join me to gain some height. To suspend the race and leave the eye to contemplation for a moment. As soon as we take the next steps, we will assess the direction in which the wind is blowing. These lively currents of air will lend the message the means to spread.

30 novembre 2020

Abouav Bezons Chorégraphie #10. Exaltation
Depuis les décrochements de la pierre, l’exaltation gagne les meurtrières, tutoie les cimes. Une percée dans l’octogone, et nous rejoindrons les racines à l’envers.

Abouav Bezons Choreography #10. Exaltation
Since the stone was removed, the exaltation reaches the loopholes and the peaks. A breakthrough in the octagon, and we will reach the roots upside down.

Texte de Vincent Cespedes

10 décembre 2020